samedi 14 mars 2009
Les discussions de la nuit
Discussions sur mes attentes :
Moi je ne prends pas ce que j'ai, je me bats pour avoir ce que je veux !!
et je n'espère pas, je n'attends pas non plus, j'obtiendrai le meilleur c'est tout.
On m'a dit :
que je courai au devant de grande deception et qu'à trop vouloir on finit par se retrouver sans rien...
Alors je me suis demandée si être déçue serait l'histoire de ma vie, mais je ne pense pas !!
Je ne veux pas trop, juste le mieux pour moi et je trouverai...
Je ne veux juste pas me contenter du minimum et me dire que pour ça j'aurais raté mieux...
Alors on m'a répondu
que ce n'était pas une question de se contenter du minimum mais que c'était juste une question d'attentes...
que je ne prenais pas ce qui se presenter à moi mais que je cherchais une utopie et que je pouvais passer ma vie à la chercher pour au final ne jamais la trouver !!!
Ce à quoi j'ai répondu
Et quand rien ne se présente à toi ?
et bien tu réfléchis et tu cherches le meilleur tout simplement, et si pour ça cela veut dire se battre pour l'avoir alors ce sera le cas, je n'estime pas que cela signifie perdre son temps, et je ne le perdrai pas, il vaut mieux en perdre un peu pour gagner beaucoup au final. Ca n'a pas de prix ce qu'on peut trouver.
Je sais que je suis une grande rêveuse, mais cela sert de ne pas toujous avoir les pieds sur terre, cela permet de vivre complètement et en s'épanouissant.
Je n'ai jamais rien regretté et je suis heureuse malgré tout.
Il n'y a rien d'utopique là dedans, je ne recherche pas l'Eldorado juste la meilleure des correspondances.
Et je trouverai, peut etre que cela prendra du temps, mais je ne m'arrêterai pas de vivre pour autant et ce temps ne sera pas perdu.
C'est optimiste, oui peut être mais c'est comme ça !
En fait je parlai avec un terre à terre conscient de l'être
Je sais très bien qu'il est trop terre à terre et c'est peut etre pour ça que même si moi je serai peut etre toujours déçue, lui ne sera jamais complètement heureux, et c'est là et seulement là que l'on peut reprendre sa théorie, LEQUEL SERA LE MOINS MALHEUREUX ??? (même si moi je préfère dire lequel sera le plus heureux)
Celui qui n'aura jamais de regrets ou celui qui aura un goût d'inaccompli et qui n'aura jamais pris de risques ????
Juste une suggestion, mais peut être que c'est cette opposition qui fait notre complémentarité à tous les deux...
Je lui ai dit que je ne serai jamais déçue d'avoir cru à ce qui m'aura rendu heureuse, c'est ce que je lui explique par pas de regrets, et ce que j'explique chez lui par aucune prises de risques, il ne préfèrera rien faire plutôt que de s'accorder peut etre le fait d'être heureux, même si ça ne dure qu'un temps.
ah le Pioupiou !!!
dimanche 23 novembre 2008
Acte 1
Il y a presque un an j’écrivais qu’il y a certaines histoires qui ne s’oublient pas, un peu comme un vieux film…
« On le connaît par cœur, on a aimé ou détesté la fin, et plus spécialement parce que l’on sait ce qu’il va se passer, on adore.
On s’attache aux personnages plus que l’on ne veut bien le penser, on se cramponne au scénario espérant inlassablement pouvoir changer la fin, on chérit la musique, on vénère les scénaristes, et on convoite le premier rôle, jusqu’à ce que le premier dialogue retentisse…
« - J’ai pas envie d’expliquer mes envies à tout le monde !
Puis s’en est suivi.
- Je suis perdue entre toi qui me plaît terriblement et ma copine avec qui je suis terriblement.
- J’aurais tellement aimé que tu sois là !
- J’aime beaucoup tes dessins tu as un vrai talent c’est indéniable, tu es mon idole !
- Je ne sais pas si je fais bien de te le dire mais tu me manques.
- Ne me zappe pas de ta vie, ce sera à mon tour de t’attendre un jour.
- Tu es vraiment quelqu’un de bien pour qui j’ai beaucoup d’estime et ton contact m’apporte beaucoup au quotidien, et évidemment que quand on sera ensemble on lui dira tous les deux…
- Tu me fais rire d’un rire attendri, tu es vraiment quelqu’un de formidable et tu es unique en ton genre, mais tu es une grande tarée !
- Je t’embrasse ta tendresse et ton affection me manque. Tu me manques.
- Ca faisait longtemps que je n’avais pas eu ce sourire au réveil. Merci.
- Juste une pensée pour toi, un petit message mais un gigantesque bisou, dors bien jolie mélo je t’embrasse fort.
- Avant de t’oublier il va en falloir du temps et de l’envie, sachant que je n’ai ni l’envie, ni le temps, tu risque de m’avoir sur le dos encore un petit moment, tu es unique en ton genre comme fille et tu me fais mourir de rire, un savant mélange de franchise, d’humour, de féminité et d’un truc indescriptible… »
Après ce déballage de sentiment, l’intrigue est prenante, elle dure depuis le mois d’août, elle est toujours aussi intrigante, toujours aussi attachante, toujours aussi déroutante et même si la bobine est usée elle ne se rompt pas.
La fiction tient le spectateur en haleine, il a usé sa boite de mouchoirs, il a ri comme jamais il ne s’en était cru capable, il s’est laissé emporté par l’histoire, est tombé amoureux des personnages, a envié leurs vies, leurs péripéties et a bien entendu acheté le DVD.
Il n’en est pas à son premier visionnage, il est accroc, accroc à cette histoire, à ces acteurs, à son décor, à la tournure que prend le scénario, à chaque fois il revit le récit avec autant d’intensité que si c’était la première fois qu’il le découvrait.
Mon héroïne a été victime d’un coup de foudre, un chaud soir d’août, elle connaissait déjà ce garçon, et pourtant cette nuit-là, il ne lui apparut pas de la même façon, il venait de se passer quelque chose, un lien étrange allait les unir, les empêchant de prendre trop de distance, un lien durable, qui présageait beaucoup, ils savaient.
Savaient pas grand-chose et encore moins ce que leur futur serait, le film n’a pas d’épilogue, pas encore, mais pourquoi eux, pourquoi à ce moment-là, pourquoi aussi compliqué, cela ils l’ignoraient.
Le film est en écriture, est le brouillon reste une ébauche incertaine.
Il restera à produire, une fois abouti, ce film coruscant… »
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Puis tout a changé, le scénario a été écrit, il s’en est passé des choses, le film a commencé à être joué, ils étaient beaux dans leur rôle...et le tournage a été interrompu, un acteur a quitté le plateau…
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Et puis d’un coup, en novembre je regarde la neige tombée à travers les carreaux et indubitablement je pense à toi, toi si loin, si distant, dans le même froid que moi.
Mes pensées s’évadent vers une étendue blanche, jaune, rosée, je suis plongée dans un monde où la préséance est de rigueur, Out of Africa me sort de cet hiver rude et rigoureux.
Nous n’avons pas de contrôle sur le temps comme nous n’en avons pas sur les sentiments.
Il fait froid dehors comme il gèle dans mon cœur.
La température n’y change pas, il reste givré, accroché à un départ précipité, à une fin hâtée.
Les flocons se déposent sur les toits comme mes larmes le feraient sur mon visage, pleurant ton envol, légères, subtiles, délectables et fines.
Ce cœur espère que la température change, il espère le retour du beau temps, il musarde la tiédeur d’un mois de mai, il aspire beaucoup de certaines retrouvailles.
Il sait que rien ne s’est éteint entre nous, il y a toujours ce quelque chose qui fait que depuis le début nous sommes bien plus que des amis.
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Dix-huit mois plus tard, tout est là tout est resté, depuis la première fois où je t’ai regardé différemment, depuis la première fois où je t’ai envisagé autrement.
On dit souvent que les plus belles histoires commencent comme ceci. La nôtre s’est déployée comme un film et il parait que les gens préfèrent les fins heureuses.
Moi aussi pour tout t’avouer, je suis partisane de l’enchantement. J’aime les happy endings et j’aime le fait de pouvoir me dire que j’ai vécu tout ce que j’avais à vivre avec cette personne.
Dans notre cas, rien n’est fini, tu le sais aussi bien que moi sinon pourquoi serais-tu encore là après tout ce temps ? Notre histoire est hachurée, ponctuée de départs et de retrouvailles et si c’est ainsi qu’elle doit se construire alors qu’on la vive de cette façon.
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Avec toi j’ai effacé mon passé, j’ai supprimé mes souvenirs, je m’en suis inventée de nouveaux, j’en ai découvert des inédits.
Tu as su réveillé ce cœur assoupit, anesthésié et fragilisé.
Tu as su me remercier de te donner un but, d’avoir confiance en nous, d’être toujours là.
Mais je suis toujours là.
Alors sache-le, tiens en compte et ne l’oublie pas.
I told you, I’ll be always there, I promised and I always respect my promises…
Maybe I’m crazy, maybe not, maybe I’m a jerk or not but I think I love you…That’s the only reason I found, the reason why I miss you so…
mardi 11 novembre 2008
Rétrospective
Il y a quelques semaines j’écrivais ceci :
« Je passe une phase, encore une, mais est-il vraiment possible de se sentir grandir et changer ?
Je suis dans une phase que je connais et n’aime pas trop car à la fin elle a toujours des retombées négatives, tout me passe au dessus, je ne ressens plus rien, dans un sens où dans un autre, il n’y a eu que cette prof de cycle 1 qui a réussi à me mettre des étoiles pleins les yeux, le reste m’importe peu, ce n’est pas de la mauvaise foi, ni du découragement, pas du tout, c’est juste que je n’attends rien sur le plan personnel de cette année, excepté réussir mon concours, moins j’aurai d’attaches et plus je serai libre.
Libre de mes mouvements et volontés.
Libre d’être moi. »
C’est presque ça. Mais tout ne me passe plus au dessus, je réfléchis, plus que jamais à mon avenir, à mon départ pour le Canada, aux rencontres que je peux faire, aux retrouvailles…
Mais il est vrai que je n’attends rien de cette année, si ce n’est ma super copine Stéphanie et mon super concours.
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Je disais aussi :
« Je n’ai plus besoin d’un homme pour être ce que je suis et devenir la formidable prof que je serai. C’est une certitude, je ne dis pas que je veux être seule, loin de là, ce serait mal me connaître, c’est juste que j’arrive enfin à exister sans un homme. J’ai enfin réglé toutes mes histoires, je clôture mes dossiers comme j’aime à le dire.
Je ne suis pas triste, je ne me sens pas seule, mes amis sont plus présents que jamais, j’ai rencontré une super copine. »
Bon ça ce n’est qu’à moitié vrai, en effet je peux maintenant être seule et j’adore ça, mais mes dossiers ne sont pas clos, certains ont ressurgi depuis peu, et le contexte fait que certaines choses changent, certaines résignations pourraient peut-être ne plus être suivies. Mais je reste maintenant indépendante. En n’ayant pas forcément besoin de quelqu’un, juste en prenant soin de moi, je sais dorénavant rester seule et je me dis qu’il me serait même difficile de vivre à nouveau avec quelqu’un d’inconnu.
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Je faisais le point sur ma vie :
« J’ai déménagé, considérablement, j’ai voyagé beaucoup, je me suis marrée, énormément, j’ai pleuré abondamment, j’ai désespéré, j’ai espéré.
J’ai aimé, une fois vraiment, une fois et demie sûrement, on m’a aimé 4 fois, 4fois et demi peut-être, j’ai brisé 3 cœurs, je m’en suis voulu de les avoir blessés 2 fois, on m’a blessée 2 fois, et je me suis retrouvée seule au final.
J’ai failli arrêter les études et au final j’aurais un bac +5.
J’ai une fois coché la case concubin alors que maintenant je précise célibataire. »
« J’ai grandi énormément, j’ai changé, évolué diront d’autres, peu importe appelez ça comme vous voulez, au final ce qui compte c’est ce qu’on en retire, et j’avoue que je ne sais que penser, je ne regrette rien, à refaire je referais presque la même chose, je dis presque parce que je n’en ferais souffrir qu’un et je me protègerais plus. Je déménagerais plus loin et plus tôt.
Je m’offre une rétrospective de ma courte et encore prometteuse vie.»
Et ce point est plus que vrai. Tout est vrai, on évolue constamment, même si depuis quelque temps je ne sais que penser de moi, mais à en croire les autres je change.
Ma vie ne me semble pas changer et pourtant, d’avoir rencontré tous ces jeunes me fait me dire que oui j’ai mûri et qu’il s’est en effet passé des choses dans ma vie.
Ils ont 17 ans la vie devant eux et de graves décisions à prendre, je me revois à leur âge avec les mêmes interrogations, les mêmes doutes, les mêmes peurs.
Maintenant j’affronte la vie, même si j’échoue je n’ai plus peur, je trouve une porte de sortie.
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Je me questionnais aussi :
« Je n’ai que peu le temps de penser en ce moment et lorsque je pense, je ne m’y sens pas bien, ce qui explique peut être mes pages blanches, horriblement vide, je ne trouve aucun repère auquel me rattacher, mes pensées ne s’accrochent à rien, c’est comme si je n’arrivais pas à les atteindre, elles semblent si loin aujourd’hui.
Je ne pense qu’à une chose réussir mon concours, plus personne ne m’accompagne, je vogue seule, indépendante, mais aussi sans autre jalon.
Il ne me reste alors que les souvenirs me direz-vous ?
Mais même pas, je n’y pense pas non plus, il ne m’est arrivée qu’une seule fois, une seule nuit, angoissée, seule, de ressentir le manque du pioupiou.
J’ai eu le malheur de repenser à cette nuit que nous avions partagée, au bonheur de se réveiller dans les bras de quelqu’un, ce n’était pas spécialement lui qui me manquait mais le fait de se dire que quelqu’un veut être à vos côtés, que quelqu’un vous désire réellement, pour ce que vous êtes, sans se poser de questions. »
Là encore, je ressens tout ça constamment, il est bon de se sentir désirée, sans aller jusqu’à se sentir aimée mais au moins savoir que quelqu’un quelque part aurait envie de vous voir, d’être avec vous. Savoir que quelqu’un souhaite vous prendre dans ses bras le matin, rester au lit avec vous un dimanche, se délecter dans un bain un mardi, boire un verre un vendredi, et venir courir avec vous un samedi.
Il y a en effet certains moments, même s’ils sont rares, car je n’ai que peu de temps pour penser, où je pense à un évènement avec l’un ou avec l’autre, un moment de complicité, un souvenir fugace mais réel, vivant, au moins dans ma tête.
Par certains moments il me fait pleurer, à d’autres il me fait verser une larme, un seul sanglot. A d’autres encore, je souris, ris même, ou esquisse un sourire face à un souvenir.
C’est la vie, c’est con mais c’est comme ça, rien n’est simple pour personne, mais on se doit d’en profiter parce qu’on en a qu’une, qu’elle est bien trop courte à mon goût, et que surtout elle passe à une vitesse folle…
mercredi 5 novembre 2008
???
Question mecs.
Il y a des fois où il faut savoir être honnête avec soi-même.
L’EX et moi c’est fini, définitivement, je me le ressasse tout le temps, il y a juste certains moments où je replonge, je me raccroche aux souvenirs que j’ai. Pourquoi ?
Tout simplement parce que je n’ai plus rien, c’est le seul pour lequel je pense avoir réellement compté, ce doit être le seul qui pense à moi à certaines périodes de l’année, c’est la seule certitude que j’ai. Lui au moins. Même si ce n’est pas voulu de sa part, il est quelque part obligé de penser à moi. Point barre.
Plus de nouvelles, il n’en veut plus, il n’en prends plus, ça suffit l’obstination.
Il ne me mérite pas, je mérite beaucoup mieux.
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In change we can believe ! everything changes ! everybody changes ! and I change...
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Il parait que je parle de mon Canadien avec les yeux qui pétillent. Il parait.
Je ne sais qu’en dire.
Je pense à lui, beaucoup, souvent.
Je me demande où on en serait tous les deux, ce que ça aurait donné Noël tous les deux dans le grand froid.
C’était un beau rêve et je n’avais aucune envie de me réveiller.
Je reste persuadée que lui et moi, il y avait, il y a, il y aura un avenir.
Il y avait ce quelque chose, qui faisait que notre histoire ressemblait à un film.
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Je tombais amoureuse. Et lui est parti.
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Est-ce ça la morale de l’histoire ?
Je me borgne à me dire que non, que ce n’est pas fini, et pourtant…
mercredi 10 septembre 2008
SOME NEWS...
Trop de changements, je me sentais pourtant grande, j’y ai crû, et ce n’est que le bout de la France.
Heureusement pour moi j’ai des amis, des qui sont toujours là, ils m’appellent tous les jours, prennent soin de moi, m’ont organisé une soirée avant mon départ.
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Eux sont là, sont présents quand ils disent qu’ils ne m’abandonneront pas, je sais que eux respecteront cet engagement, ils ne font pas de promesses en l’air et m’aiment vraiment.
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Et puis j’ai la chance extraordinaire d’avoir 2 sœurs.
2 sœurs c’est compliqué !
J’ai longtemps regretté ne pas être fille unique, de la rivalité, de la jalousie est nées envers ces 2 sœurs qui me volaient mes parents et leur attention.
2 sœurs c’est troublant !
11 qu'est-ce que je dis 23 mois nous séparent à chaque fois.
Les autres cherchent les ressemblances, les gens ne sont pas d’accord, certains disent le regard, d’autres le sourire. Beaucoup pensent par caractère mais énormément se trompent.
2 sœurs c’est de la rivalité !
A 3 on est plus facilement par 2, deux d’un côté, une toute seule, ça tourne, ça ne m’a jamais dérangé. Nous ne sommes pas jalouses, la complicité est différente.
Il y a eu un âge difficile, on dit que cela va mieux une fois passé le complexe œdipien et c’est vrai. On s’est haï autrefois, on conservait une part de notre vie, on ne partageait pas. Et maintenant on vit tout ensemble, nos pleurs, nos doutes, nos joies et nos éclats de rire souvent, tout le temps.
Une complicité unique nous unit, j’en suis plus qu’heureuse, on s’aime et on a besoin l’une de l’autre.
Une triangulation nécessaire, L’une est belle, l’autre est drôle.
Ma place dans tout ça ? Je n’en sais rien, je suis la grande sœur, toujours là pour elle, quoiqu’il arrive, quoiqu’il se passe, on ne peut pas être plus honnête, on se l’est promis. On s’est aussi promis que cette relation ne changerait pas en grandissant. On se veut franche et on se doit d’être honnête. Ce sont bien les seules à qui je peux demander si ce pantalon me fait un gros cul, et dont je sais la réponse franche et vraie.
On s’est quitté samedi matin. Alors que le jour n’avait pas pointé son nez dans mon nouveau pays, elles sont montées se glisser sous ma couette, une par une, parce que l’on n’a pas les mêmes choses à se dire, pour m’embrasser, pleurer et me dire que La Toussaint, c’est loin.
On est triste, on se manque déjà. On s’appelle à longueur de journée.
Tout fout le camp dans ma vie, tout le monde me quitte, je quitte tout le monde, je recommence à zéro, ailleurs, loin, exprès peut être, sûrement.
Les inscriptions sont faîtes, Arras c’est sûr, enfin !!
La rentrée est dans une semaine, l’appart s’installe petit à petit, des photos à venir bientôt.
Les gens sont adorables, ils ne comprennent pas pourquoi je viens m’installer dans la région venant de la mienne. 1OOO bornes nous séparent, 1OOO bornes qui semblent, pour eux, le bout du monde. Mais c’est un choix, réel, calculé, voulu. L’IUFM de Toulouse m’a appelé il me prenait finalement eux-aussi. Mais non j’ai choisi le nord (c’était les corons…)
Bref un retour en force sur le net qui va se faire dès que ma ligne FT(&) daignera marcher et que j’aurai choisi un opérateur (j’ai des doutes sur l’appellation mais je ne trouve pas mes mots.)
***
La vie fait que parfois les choses sont compliquées. J’arrive dans ce nord, dis avoir une famille, les gens sont soulagés, pourtant c’est une famille dans laquelle je ne trouve pas ma place.
Cela fait 21 ans qu’ils vivent sans moi, ils ne m’ont pas attendu. Je ne m’y retrouve pas.
Nous n’avons pas la même vie, c’est ici que je me rends compte que faire des études n’est pas commun.
J’ai 15 cousins et cousines, et 10 petits cousins et cousines, plus 2 en route dans les deux camps. C’est à croire qu’ils veulent peupler la planète à eux tout seuls.
A mon âge ils sont mariés, entament le 2eme kid, travaillent, construisent.
Rien de comparable, moi ils peuvent attendre.
J’ai des projets pleins la tête, des bouts de projets éparpillés, une vie à vivre avant d’en donner une.
Autant de choses qui font que ma rentrée s’en retrouve perturbée. Une seule chose me ravit, professionnellement j’arrive enfin à en voir presque le bout, du moins j’y crois.
Cette rentrée est celle d’un nouveau départ, d’une remise en cause profonde, et pourtant pour la première fois depuis plus de deux mois, j’ai repensé à l’EX.
Le fait d’être là, dans la maison de mes grands-parents, d’être sans arrêt harcelée par la traditionnelle question, desuée ici, interrogeant mes parents sur le fait qu’ils aient ou non un « bieau garçon ».
Ma 2eme sœur s’empresse toujours de répondre oui, ce n’est pas forcément le même mais elle est douée pour les relations, une vraie pile, elle anime la conversation et amuse la galerie, depuis qu’elle est petite ça a toujours été comme ça. Il faut qu’elle ait l’attention de tout le monde. Elle a énormément confiance en elle, et de prime abord cela semble lui réussir, elle est douée, a des projets bien construits, des rêves pleins la tête, une ambition débordante, elle y arrivera, je lui fais confiance.
Ma 1ère sœur est la copie de ce que je me fais comme image de Camille la it girl. (Désolé Camille si ce n’est pas ça.)
Une fille intelligente naturellement, fidèle à elle-même et envers les autres, drôle, ultra-cultivée, avec une mémoire sélective, mais très utile, incollable en cinéma, dévoreuse de livres, sa chambre est une bibliothèque, très éclectique. C’est aussi la plus belle sans même sans rendre compte car elle manque cruellement de confiance en elle. Très émotive, ses émotions prennent souvent toujours le dessus, elle s’enferme dans une solitude voulue, qui n’est pas pour lui déplaire, elle clame et se défend d’être seule, cela ne la dérange pas, même si je sais que ce qui l’a fait reculer c’est la trouille. Constamment. En ce qui concerne son avenir, elle est tellement douée qu’il lui faut faire un choix et choisir est ce qu’elle redoute le plus. Une peur de l’échec, échec qu’elle ne connaît pas, une peur de l’inconnu, de la prise de risque. Elle se pose trop de questions et ne vit pas assez. Il lui est ainsi plus facile de se plonger dans la fiction de ses romans, dramas, films ou séries.
Et pour en revenir à la question du bieau garçon, je l’esquive toujours déviant la conversation sur un autre sujet.
Même lorsque j’étais avec l’EX je ne répondais pas, les autres le font toujours pour moi, je n’aime pas parler de ma vie, encore plus avec une famille qui m’est inconnue.
Alors le fait d’être ici me le rappelle, parce que lui je leur ai présenté, amener mon homme ici, c’est se sentir grande et officialiser quelque chose pour moi. C’est montrer à cette famille que je ne vois pas souvent, mon quotidien, sauf qu’à partir de maintenant les choses changent, mon quotidien change, les relations vont s’inverser. Et la réalité va faire que pour officialiser quoi que se soit ce sera à mes parents que je devrais présenter quelqu’un. Là je me sens grande !!
Grande et tellement faible en ce moment.
Je dors toute la journée pour ne pas penser, pour oublier, et parce que j’ai une saison à rattraper, je dors toute la matinée, je mange peu, je dors l’après midi, et le soir je traîne mes fesses à des apéros, repas ou anniversaire.
Etre coupée d’internet ne me réussit pas, je me rends compte qu’il vaut mieux passer son aprem à communiquer avec mes potes que dormir et ruminer comme je le fais.
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En ce qui concerne le countdown il va s’arrêter là c’est mieux ainsi. Il n’a pas voulu de la belle histoire, pour autant je n’abandonne pas mon rêve du Canada, bien au contraire je vais leur prouver à tous que je n’ai pas besoin d’eux.
Je suis enfin libre, presque soulagée, mes sentiments se sont comme envolés d’un coup. Ils étaient là, prêts à jaillir et puis finalement ils se sont fait la malle lorsque la déception a pointé le bout de son nez. Il va me manquer quand même.
Tellement fait confiance, tellement sacrifié, on m’avait prévenu, mais ce n’est pas grave.
Comme quoi la première impression est toujours la bonne, je le savais il y a plus d’un an que je prenais un énorme risque.
Je l’ai pris, je ne regrette pas comme d’habitude, je n’arrive même pas à lui en vouloir, quand on se verra cela se passera bien, tant pis pour lui c’est tout ce à quoi je pense, sans vanité aucune, sans méchanceté, juste tant pis.
Et puis le principal est que j’y crois encore, mais je suis une fantastique rêveuse et j’adore l’être, surtout dans des moments pareils.
Je trouverai.
Je me le suis promis.
Il est là quelque part, il ne m’attend pas mais sera surpris, je le sens, il n’y croira peut être plus mais je serai là. Et pour une fois j’ai l’impression qu’il n’est pas si loin que ça.
Je la sens bien cette nouvelle vie…
ETRANGE, ENRICHISSANTE, SURPRENANTE, TROUBLANTE … et j’espère juste GAGNANTE !!
dimanche 7 septembre 2008
Comme si rien n'avait jamais existé...
Je m'installe, je suis en plein déménagement, mais juste pour donner des nouvelles, comme si ma vie depuis juin 2007 s'était effacé, hotmail m'a effacé tous mes mails depuis cette dâte...un signe ??
Je me pose sérieusement la question...
























